Glossaire termes musicaux de S à Z

SECONDE :
Intervalle de deux degrés.

SENSIBLE :
Septième degré de la gamme, séparé par un demi-ton de la tonique qu'elle annonce.

SÉQUENCE :
Reproduction d'un motif court ou long, sur divers degrés de l'échelle, dans le sens soit ascendant, soit descendant.

SILENCE :
Suspension ou cessation de la phrase musicale indiquée au moyen de signes, chacun d'une durée équivalente à une figure de note.

SIXTE :
Intervalle de six degrés.

SLARGANDO :
En élargissant le mouvement.

SLENTANDO :
En ralentissant le mouvement.

SMORZANDO :
En relâchant le rythme et en atténuant la sonorité.

SOLMISATION :
Théorie des hexacordes et des muances, mise en pratique au XIe siècle par Gui d'Arezzo et remplaçant le système de trétracordes.

SOLO :
Morceau ou fragment de morceau destiné à un seul exécutant.

SOSTENUTO :
Soutenu.

SOUS-DOMINANTE :
Quatrième degré de la gamme diatonique.

STACCATO :
Suite de notes très brèves articulées séparément.

STRETTE :
Partie finale (dans une fugue ordinairement) dans laquelle les combinaisons de voix (sujet et réponse) sont resserrées, rapprochées. Emploi fréquent de la diminution.

STRUCTURE SONORE :

Toute combinaison de son qui possède une unité organique ou harmonieuse.
Suprastructure, combinaison plus complexe de plusieurs structure relativement simples, comme celles d'un contre-point.

STYLE, STYLISATION :
Mise en forme harmonieuse douée d'un principe d'unité préétabli, qui organise en un tout, qui a sa vie propre, les données brutes de nos sensations ou de nos perceptions. Toute gamme est une stylisation discontinue de la série continue des hauteurs sonores. Il existe un style vocal, instrumental, mélodique, polyphonique, harmonique.

SUBLIMATION :

Transformation de nos instinct pervers ou nuisibles en activités supérieures utiles, ou du moins inoffensives. Selon la psychanalyse de Freud, la musique est une des sublimations les plus puissantes et salutaires de l'instinct sexuel (qui sans celà devrait être, ou satisfait dangereusement, ou refoulé péniblement dans notre inconscient.

SUJET :
Voir Thème.

SUPERIUS :
Voix la plus élevée d'une composition polyphonique.

SURDITÉ MUSICALE :

Se dit d'une "infirmité du goût", qui ne permet d'entendre que chacuns des sons successifs d'une phrase musicale, sans en percevoir l'ensemble organique qu'ils forment dans une idée ou pensée musicale : telle l'audition d'une phrase dans une langue inconnue.

SYNCOPE :
Rupture produite dans la série régulière des temps de la mesure, par prolongation d'un temps sur l'autre.

TABLATURE :
Ancienne dénomination de la notation musicale pour certains instruments, du moyen-âge au XVIIIe siècle (théorbe, luth, clavecin, orgue, ...)

TABOU :
Interdiction d'ordre magique chez les peuples primitifs : certains instruments ou motifs musicaux sont tabous pour les non-initiès de diverses tribus.

TAILLE :
Ancien nom de la voix de ténor. Partie intermédiaire dans toute oeuvre vocale ou instrumentale.

TEMPÉRAMENT :

Organisation entre eux des divers tons et demi-tons.

TEMPO :
Indication du mouvement d'une oeuvre (allegro, andante, presto, largo, ...)

TEMPS :
Dans la dernière période de la notation proportionnelle, manière binaire ou ternaire de diviser la brève en semi-brèves. Sur le passage de cette notion à la définition actuelle, voir Notation.

TENEUR :
Dans la musique religieuse, note principale sur laquelle on psalmodie (dominante).

TENEURE ou TÉNOR :
Partie à la base des compositions harmoniques ou contrapuntiques, sur laquelle s'étageaient les autres voix : motet, triple quadruple. Ils peuvent être d'origine liturgique ou profane.

TÉNOR :
Voir Teneure.

TENUE :
Liaison de plusieurs notes semblables pour en prolonger la durée.

TERNAIRE :
Rythme dont le mouvement se forme de trois temps ou trois unités de temps.

TESSITURE :
Ensemble des sons qui convient le mieux à une voix, où celle-ci peut se mouvoir aisément.

TÉTRACORDE :
Intervalle de quatre degrés contenu deux fois dans l'octave. il est à la base de la théorie musicale grecque.

THÈME ouSUJET ou IDÉE MUSICALE :
Mélodie ou fragment de mélodie servant de point de départ à une composition et lui fournissant des éléments nécessaires à son développement.

TIERCE :
Intervalle de trois degrés.

TIMBRE :
Qualité du son qui différencie des voix ou des instruments de même nature.

TON :
Unité de division de la gamme. Degré de l'échelle tonale sur laquelle repose l'accord de tonique.

TONIQUE :
Note fondamentale du ton, qui lui en donne son nom.

TRANSCRIPTION :
Arrangement d'un morceau de musique pour d'autres voix ou instruments que ceux pour lesquels il a été écrit.

TRANSPOSITION :
Exécution d'une oeuvre dans une tonalité autre que celle qui est écrite. Elle peut se faire par écrit, ou par lecture à vue. Dans ce dernier cas, il suffit de changer l'armature à la clef.

TRÉMOLO :
Répétition rapide d'un même son, sorte de battement propre aux instruments à archet.

TRILLE :
Battement rapide et progressivement accéléré d'une note supérieure sur la note écrite.

TRIOLET :
Figure de trois notes prenant la place deux et devant être exécutées dans le même temps.

TRIPLUM :
Au moye-âge, voix d'une composition à trois parties, et qui se superpose aux deux premières.

TRITON :
Intervalle de quarte augmentée composé de trois tons (ex. : fa-si)
Les anciens l'appelaient diabolus in musica, et en
prohibaient l'emploi.

TUTTI :
Par opposition à "solo", entrée de tous les éléments du choeur et de l'orchestre fonctionnant ensemble.

UNISSON :
Absence d'intervalle entre deux sons entendus simultanément. Leur unité provient de leur identité de hauteur, mais pas forcément de timbre.

VARIATION :
Modification que l'on fait subir à un thème, qui sous ses différents aspects, doit rester reconnaissable. Transformations apportées dans la mélodie, le rythme ou l'harmonie.

VIBRATO :
Tremblement, répétition serrée d'une même note. L'origine en remonte aux luthistes, qui par ce moyen prolongeaient le son trop bref de leur instrument.

VIVACE :
Vivement.

VOCALISE :
Formule mélodique ornementale appliquée à une voyelle, et généralement rapide. En usage dès le chant luturgique romain, ce procédé reste en faveur jusqu'à nos jours. Mais sous l'influence des virtuoses il perdra son sens expressif.