Glossaire termes musicaux de E à M

ENCHAINEMENT :
Jonction de deux ou plusieurs accords dont la succession est soumise aux règles de l'harmonie.

ENHARMONIE :
Rapport de deux sons, qui d'après l''accord rigoureusement mathématique, sont différenciés d'1/4 de ton, mais que la pratique du système tempéré à rendus égaux (fa et mi dièse). Elle offre une double ressource dans l'art de la modulation.

ÉPISODE :
- Motif accessoire introduit dans une composition instrumentale.
- Scène ou partie de scène pouvant former un tout dans un drame musical.

ESTHÉTIQUE :
Philosophie du beau et des arts, d'esprit plus ou moins métaphysique ou scientifique : tout jugement de goût, toute critique musicale intelligente suppose une esthétique implicite.

ÉTHOS :
Par analogie avec la musique des Grecs, qui employaient ce terme pur définir le caractère normal de chacun des modes en usage, peut se dire du caractère de chacune des tonalités modernes.

EUTERPE :
Muse de l'art musical, dont l'attribut est généralement la flûte simple ou l'aulos double.

EXPOSITION :
Premier épisode d'une oeuvre instrumentale, dans laquelle le ou les thèmes à développer sont énoncés.

FIORITURE :
Voir Ornement

FOLKLORE
Science des traditions et des arts populaires.
Les chansons populaires ont été une source importante de l'inspiration musicale. Les compositeurs modernes y ont puisé constamment et ont été séduits par leur contenu pittoresque et la richesse de leur langage modal.

FROTTEMENT :
Rencontre passagère de deux sons produisant une dissonance inattendue.

FUGATO :
Développement fugué qui n'est pas une fugue stricte.

GAMME :
Succession ascendante ou descendante, des sons qui constituent l'échelle musicale.

GENRE :
Dans l'antiquité, type de gammes d'après lesquels pouvait se constituer une mélodie : diatonique, chromatique, enharmonique.

GLISSANDO :
Exécution très rapide d'une gamme sans accentuation des sons. Procédé courant pour les instruments à archet et la harpe à pédales.
Au piano cet effet s'obtient en faisant glisser un doigt le long du clavier. Il n'est possible que sur les touches blanches.

GRÉGORIEN (CHANT) :
Ensemble des formes vocales faisant partie intégrante de la liturgie romaine. Elles doivent leur nom au Pape Grégoire qui les a codifiées au VIe siècle.

GRUPPETTO :
Ornement mélodique formé d'un groupe rapide de quelques notes.

HARMONIE :
Art de la formation et de l'enchaînement des accords. Musique verticale qui s'est dégagée des ensembles contrapuntiques, et qui se rapporte aux combinaisons de sons ayant entre eux certaines affinités, et résonnant simultanément.

HEXACORDE :
Echelle de six sons ne contenant qu'une seule fois l'intervalle de demei-ton, toujours placé entre le troisème et le quatrième degré. La formation de ces hexacordes est à la base de la solmisation.

HOMOPHONIE :
Musique que plusieurs voix ou plusieurs instruments exécutent à l'unisson ou à l'octave.
Par extension : oeuvre dans laquelle une seule voix faite entendre la mélodie, tandis qu les autres sont simples accompagnatrices.

IDÉE MUSICALE :
Voir thème.

IMITATION :
Procédé à la base du style contapuntique.
Reproduction dans une ou plusieurs parties d'un dessin musical proposé précédemment par une autre partie.

IMPROVISATION :
Exécution musicale non préparée ni notée au préalable. Elle peut se faire sur un sujet donné, et suivant des régles (construction, tonalité) ; ou elle laisse toute liberté à l'imagination de l'exécutant.
Autrefois les chanteurs improvisaient leurs vocalises et leurs cadences. Dans le domaine instrumental les organistes sont particulièrement exercés dans cet art, ainsi que bon nombres de musicien de Jazz.

INTERLUDE :
Petite pièce instrumentale insérée entre deux morceaux plus importants.

INTERVALLE :
Distance qui séparare deux sons.
A partir d'une fondamentale prise pour base, on dit qu'une note sonne à la tierce majeure, à la quarte ou à la quinte, autant d'intervalles entre la fondamentale et son complément.

KINESTHÉSIE :
Sensation de mouvement. Le pouvoir kinesthésique d'une mélodie suggère des attitudes, gestes, vitesses ...

LARGO :
Mouvement large et lent.

LEGATO :
Exécution dans laquelle les différents sons se succèdent sans interruption.

LEITMOTIV :
Motif conducteur. Courte formule mélodique ou harmonique servant à caractériser un personnage, un objet ou un sentiment et dont le retour commente et dirige les péripéties du drame et le développement de la musique. Wagner en est l'organisateur.

LICHANOS :
Dans la gamme grecque antique, équivalent de notre médiante.

LIVRET :
Poème en vers ou en prose sur lequel le musicien écrit un opéra ou une comédie lyrique.
Parmis les librettistes les plus connus furent Quinault (XVIIe siècle), Métastase (XVIIIe siècle) et Scribe (XIXe siècle).
Certains compositeurs écrivent eux-même leurs livrets (Wagner).

LONGUE :
Valeur de note, dans la notation proportionnelle, valant le double de la brève.

MAJEUR :
Appliqué aux intervalles, celui qui est formé des sons les plus éloignés : ainsi dit-on une tierce majeure par opposition à une tierce mineure.

MÉDIANTE :
Troisième degré de la gamme diatonique, placé entre la tonique et la dominante.

MÉDIUM :
Partie moyenne de la tessiture d'une voix ou d'un instrument.

MÉLISME :
Ornement mélodique s'appliquant particulièrement aux longues vocalises grégoriennes.

MINEUR (MODE) :
Mode caractérisé par la situation des demi-tons entre les deuxième et troisième degrés et entre les cinquième et sixième degrés. Pour l'application aux intervalles voir Majeur.

MODE :
Manière d'être d'un ton, d'près la disposition des intervalles de la gamme à laqquelle il correspond (majeur, mineur) Avant le XVIe siècle, dans la musique de l'antiquité grecque et du Moyen-âge, les modes étaient infiniment plus nombreux.

MODE :
(Acception rythmique du mot)
a) Au début de la notation mensurale, schéma rythmique sur lequel était bâtie une mélodie (trochée, dactyle ...)
b) Dans la dernière période de la notation proportionnelle, manière binaire ou ternaire de diviser soit la maxime en longes (mode maxime), soit la longue en brève (mode long ou mode tout court).

MODULATION :
Passage d'un ton à un autre.
Elle s'opère :
- dans la mélodie par l'introduction d'accident, d'altération,
- dans l'harmonie, par l'emploi d'accord de trasition.
On peut moduler aux tons voisins ou aux tons éloignés.

MONODIE :
Chant à une voix, sans accompagnement, pratiqué dans l'antiquité et jusqu'au IXe siècle.
Au début du XVIIe siècle, à Florence, la monodie est accompagnée par un instrument. Se substituant au madrigal, elle donnera naissance à l'opéra.

MUANCE :
Dans le système de la solmisation, passage d'un hexacorde à l'autre.

MUSIQUE :
Art de combiner les sons
L'art musical selon Chopin, Schumann, Rameau, Platon ...