Glossaire des termes musicaux de A à D

A :
Appellation de la note la selon le classement alphabétique (A,B, C, D, E, ...) en parallèle avec (ut, ré, mi, fa, sol, la, si, ut)

A CAPPELLA :
Style de composition à plusieurs voix, sans accompagnement. (De nombreuses compositions religieuses sont dites a capella.)

ACCOMPAGNEMENT :
Partie d'une composition, dépendante d'une ou de plusieurs parties principales, vocales ou instrumentales, dont elle forme le soutien harmonique.

ACCORD :
Superposition de plusieurs sons résonnant simultanément. L'étude des accords s'appelle l'harmonie. Rameau a codifié les régles de l'harmonie moderne.

ACCORD (ACCORDAGE) DE PIANO :

AGOGIQUE :
Pratique de légères modifications du mouvement (tempo rubato) en vue de l'expression musicale.

AGRÉMENT :
Voir Ornement

AMBITUS ou ÉTENDUE :
Etendue d'un mode ; étendue d'une mélodie du degré le plus grave jusqu'au plus aigu.

ANESTHÉTIQUE :
Neutre ; On dit esthétique, inesthétique, anesthétique, dans le sens de beau, laid, neutre, comme on dit : moral, immoral, amoral.

ANTIPHONIE :
Exécution du chant par deux choeurs alternés. pratique introduite en Occident au IVe siècle par saint Ambroise, fût très en vogue au XVIe siècle, avec les Gabrieli.

ARPÈGE :
Exécution successive des notes d'un accord.

ARPÈGE PIANO SERVICE :
Coucou c'est nous !

ATTRACTION :
Une note est dite attractive quand elle tend naturellement vers une autre, dite de repos. Dans le ton d'ut, la note sensible si appelle naturellement la tonique do.

AUGMENTATION :
Procédé contrapunctique consistant à doubler de valeur les notes d'un thème.

AUTHENTÉ :
Nom de quatre des huit modes ecclésiastiques.

BAROQUE :
Quand il n'est pas péjoratif ce terme désigne les oeuvres d'art de la fin du XVIe et du XVIIe siècle.

BASSE CHIFFRÉE :
Notation abrégée des parties d'accompagnement dans laquelle la partie de basse est surmontée de chiffres indiquant les accords qu'elle doit porter et que l'exécutant doit réaliser.

BASSE CONTINUE ou CONTINUO :
Partie accompagnante d'une composition, notée sommairement, que développe l'exécutant.

BASSE OBSTINÉE :
Dessin ou motif d'accompagnement formé de quelques notes, et uniformément répété pendant tout ou presque tout un morceau.

BEL CANTO :
Nom usité pour désigner tout ce qui est ressortit au domaine de la mélodie italienne, avec ses roulades, ses vocalises, ses trilles, ses effets, depuis la fin du XVIIe siècle.

BINAIRE :
Toute succession rythmique fondée sur le partage d'une durée en un nombre de temps divisible par deux.

BRÊVE :
Valeur de note dans la notation proportionnelle où elle représentait l'unité de durée, le temps premier indivisible.

CADENCE :
Formule qui amène un repos définitif ou suspensif du sens tonal et harmonique de la phrase musicale.

CANTABILE :
Passage mélodique dans lequel on doit rechercher l'intensité d'expression.

CANTUS FIRMUS :
Mélodie empruntée au corpus liturgique, qui présentée en valeurs étendues, égales ou inégales, assure la conduite mélodique d'un ensemble polyphonique.

CÉNESTHÉSIE :
Sensation vague, diffuse dans tout l'organisme, souvent attribué aux impressions musicales pures.

CENSURE :
Pression excercée sur nos instincts pervers ou dangereux (pour les refouler dans l'inconscient ou les sublimer dans l'art, la religion ...) par l'autorité morale ou sociale, selon la psychanalyse de Freud. La musique pure y échappe plus que les autres arts.

CHROMATISME :
Progression d'une phrase musicale par haussement ou abaissement des sons par demi-tons. Un intervalle chromatique est formé à l'aide d'un signe d'altération accidentel, étranger à la tonalité du morceau.

CODA :
Partie terminale d'un morceau.

COLORATURE :
Terme désignant tous les ornements du chant.

CONJOINT :
Se dit de deux degrés de la gamme qui se suivent immédiatement.

CONSONANCE :
Accord dont les intervalles procurent à l'oreille une complète sensation de repos, notamment les intervalles de tierce, quinte et octave.

CONTINUO :
Voir Basse continue.

CONTREPOINT :
Superposition à une partie essentielle d'une ou plusieurs autres parties à la fois indépendantes et fondues dans l'ensemble polyphonique. Musique linéaire ou horizontale.

CRESCENDO :
Augmentation graduelle de l'intensité du son.

CYCLIQUE :
Thème générateur qui alimente les différents mouvements d'une oeuvre instrumentale et en assure l'unité. Il ne réapparaît pas toujurs dans sa forme primitive. Il correspond au leitmotiv dans la musique dramatique.

DA CAPO :
Reprise de la première partie d'un morceau.

DÉCRESCENDO :
Décroissance graduelle de l'intensité du son.

DÉTACHE :
Procédé d'exécution qui consiste à séparer les sons consécutifs au lieu de les lier.

DÉVELOPPEMENT :
Traitement mélodique et harmonique d'un motif pour en faire ressortir les différents aspects.
Dans une oeuvre instrumentale, partie qui suit l'exposition, et dans laquelle le compositeur cherche à épuiser les ressources de "son" ou de "ses" thèmes, en y apportant des transformations d'ordre rythmique, mélodique et harmonique, et selon les règles établies d'avance (fugue, sonate, symphonie).

DIABOLUS IN MUSICA :
Voir Triton.

DIAPASON :
Note dont la fréquence sert de référence pour l'accord des voix et des instruments (Par convention internationale, le "la 440 Hz".)
Instrument qui produit cette note : Tige métallique portant à son extrémité une lame vibrante en forme d' U

DIATONIQUE :
Qui procède par les tons naturels de la gamme.

DIÉSIS :
Dans la théorie grecque, quart de ton. Sur le passage de cette notion à celle du dièse actuel, voir Notation.

DILETTANTE :
Au sens italien du mot, amateur de musique, sans intention péjorative. (Stendhal se glorifiait d'en être un.)

DIMINUTION :
Présentation d'un thème en valeurs moindres que sous sa forme première. Un des procédés de l'art de la variation.

DISCORDANCE :
Succession ou simultanéité de sons dont le rapport est musicalement illogique ou incompréhensible.

DISJOINT :
Gratifie deux degrés qui ne se succèdent pas immédiatement.

DISSONANCE :
Accord comportant un intervalle qui ne satisfait pas à l'idée de repos, et doit pour y atteindre, être suivi de sa résolution sur une consonance.

DIVERTISSEMENT :
- Dans la fugue, intermède libre, qui peut-être basé sur la totalité ou sur un fragment du sujet principal, du contre sujet ou des thèmes accessoires.
- Petit opéra comprenant une succession d'entrée de ballet.
- Danses intercalées dans un "grand opéra", et destinées à suspendre l'action et à "divertir" l'auditeur.
- Succession de courtes pièces instrumentales, musique de table ou de plein air, trés en faveur au XVIIIe siècle (Mozart). Le divertissement se rattache à la "Suite" par la présence de titres de danses.

DOMINANTE :
Cinquième degré de la gamme diatonique.

DOUBLE :
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, en France, répétition modifiée et ornée d'une pièce vocale ou instrumentale.

DUPLUM :
Au Moyen Age, voix de toute composition polyphonique, qui vient doubler la partie de ténor.

DYNAMOGÉNIE :
Production d'énergie physique ou psychique. La musique a une puissante action dynamogénique sur nos sentiments.